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 Itw Booba metro

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YOUGATAGA67
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Date d'inscription : 25/10/2009
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MessageSujet: Itw Booba metro   Jeu 17 Déc - 15:30

Interview de Booba pour metro


Vous étiez récemment en concert à La Cigale…
Oui, le 26 novembre dernier. C’était un concert “Autopsie”. J’ai une mix tape qui vient de sortir, qui s’appelle “Autopsie vol 3″ et qui regroupe plusieurs artistes de rap français. En fait j’ai voulu que ça soit comme un plateau. C’était mon concert mais il n’y avait pas que moi et chaque artiste avait son passage.

Pourquoi avoir appelé votre trilogie “Autopsie” ?
C’est une suite par rapport à un morceau que j’avais fait où je disais que j’avais tué le rap. Maintenant, je fais l’autopsie du corps du rap français. Et dans ce corps, quand on l’ouvre, on y retrouve mes morceaux comme-ci c’était des balles, c’est ça le concept.

Un vrai rappeur c’est forcement celui qui débute par la mix tape ?
Non, je ne pense pas. En général quand tu fais une mix tape c’est malgré toi, c’est pour te faire connaître. Si à l’époque j’avais eu l’occasion de sortir un album directement je l’aurais fait sans réfléchir.

Pourtant vous êtes un rappeur déjà connu et vous continuez à en sortir…
Oui, car c’est une approche différente de celle de la conception d’un album. J’y mets des trucs que je ne peux pas mettre sur un album, comme par exemple des freestyles que j’ai faits à la radio.

Et pourquoi il vous est impossible de les mettre sur un album ?
Je ne vais pas mettre un freestyle radio, avec un son tout crado sur mon album. Ce n’est pas un morceau. Un album, c’est carré, mixé avec un son propre.

Vous vivez aux Etats-Unis, pourquoi ? C’est pour y trouver l’inspiration ?
Non, c’est juste parce que j’ai toujours aimé voyager et aimé les States. Avant j’habitais en Angleterre pendant presque un an, maintenant je suis à Miami, j’aime changer d’air.

C’est marrant d’avoir un nom d’artiste qui peut renvoyer à un nom de dessin animé (Bouba, le petit ourson) surtout quand on est aussi grand et costaud que vous….
Ouais, enfin, c’est surtout mon cousin qui vit au Sénégal qui s’appelle Bouba donc quand j’ai choisi mon pseudo, je n’ai pas pensé à l’ourson. C’était plus un clin d’oeil à mes racines Sénégalaises.

Avez-vous déjà eu l’envie de changer votre nom de scène comme certains l’ont déjà fait aux Etats-Unis comme Puff Daddy ?
Non, jamais. En plus ça ne se fait pas souvent ce genre de chose.

Dans la vie de tous les jours, quelles sont vos craintes, vos peurs ?
Je ne dirais pas peur, mais le Booba d’aujourd’hui se soucie de toujours être au top, toujours être numéro 1 et de faire de la bonne musique.

Ça s’était sur le plan musical, mais dans la vie ?
En dehors de ça, moi je n’ai peur de pratiquement rien. Je ne suis pas quelqu’un de craintif. Je vis, je traverse les époques, les présidents. Je prends la vie un peu comme elle vient. J’ai des réussites, des échecs. Vous savez : on n’est pas grand-chose sur terre, j’en suis conscient donc je ne me pose pas de question.

Vous êtes dans le rap depuis l’âge de 17 ans (Booba a 33 ans aujourd’hui), Pensez-vous que le rap, c’était mieux avant ?
Ah oui ! Avant, le rap, c’était plus une culture. Ça n’a pas duré longtemps.Je parle de l’époque de l’émission de Sydney “HIP HOP” sur TF1.A cette période tu allais à Châtelet; tu voyais des mecs avec des hight-tops (une coupe de cheveux américaine), avec des blousons Starter Raiders, des horloges autour du cou, des Reebok Pump ou des Pat Ewing… bref, tout le monde était à fond dans le délire. Ça allait du vestimentaire à la musique en passant par la danse.

Et vous regrettez cette époque ?
Ce n’est pas que je regrette, mais c’est dommage que ça n’ait pas continué.

Et l’époque de Lunatic (le groupe de ses débuts) ?
Non plus. C’est vrai que c’était une bonne époque, mais je suis bien là où je suis en ce moment, c’est-à-dire en solo.

Que pensez-vous de la jeune génération de rappeur ?
Aujourd’hui, le problème en France, c’est qu’il y a plein de rappeurs qui malheureusement n’écoutent que des radios françaises, et qui n’écoutent que du rap français. Et en rap français je trouve qu’il y a beaucoup de mauvais rap.

Vous auriez des noms
(Il sourit.) Non car la liste est longue. Moi en grandissant, j’écoutais beaucoup de rap américain parce que c’est de là-bas que ça vient, ce sont les précurseurs. Donc si aujourd’hui tu n’écoutes plus de rap américain, c’est comme tout, par exemple: tu ne peux pas avoir une marque de voiture, être dans l’automobile et ne pas regarder ce qui se fait à la pointe de ton business. Tu ne peux pas être un constructeur français et ne regarder que ce qui se fait chez Peugeot ou Renault. Il faut s’enrichir et se cultiver. Pour moi les jeunes rappeurs qui n’écoutent plus de rap américains sont un peu en perdition.

Mais vous ne mettez pas tous les jeunes rappeurs dans le même sac ?
Non.Je pense des gars comme Youssoupha ou même La Fouine, je sais qu’ils écoutent du rap US, tu sens qu’ils ont une énergie et la fraîcheur inspirée des sons “cain-ri”.

Et que pensez-vous des artistes comme Kamini (qui vient de sortir un album) ou Michael Youn ? Ils font du mal au rap ?
Ah ouais, ça fait très mal. Surtout que la France n’est pas un pays à grosse culture musicale. La France, c’est avant tout, la littérature, la peinture, etc. Bref, tout ce qui est lié à la branlette de cerveau quoi (sic). En Afrique par exemple, la musique est dans les moeurs comme en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, mais pas en France.

Et vous voulez en venir où ?
Vu que ce n’est pas dans la culture française, certains artistes français ne prennent pas la musique au sérieux. Eux, ils s’en foutent, pour eux c’est une blague, c’est de la musique de guignols. Mais regarde; en Amérique du sud, tu ne vas jamais entendre sur aucune radio une caricature de salsa par exemple. Aux Etats-Unis, pareil. Il n’y a qu’en France. Pourtant la musique c’est un art, c’est sérieux.

N’est-ce pas une façon de voir que le rap n’a toujours pas fait réellement son trou en France ?
C’est ça. Le rap n’a toujours pas réussi à faire son trou. C’est un genre boycotté, il n’y a vraiment qu’une radio nationale de grande écoute qui en passe (Skyrock), et l’on essaye constamment de nous rabaisser et de nous mettre plus bas que terre. Kamini et Youn ce n’est pas de la musique. C’est du sketch. Pour moi ça devrait rester sur Internet. Quand tu les passes sur de grandes ondes alors qu’il y a de vrais rappeurs qui galèrent et qui triment et qui n’arrivent pas à passer à la radio, imagine comment ils doivent se sentir quand ils écoutent ça. C’est une insulte.

Le rappeur est-ce forcément un mec bling-bling avec des jolies filles et de grosses voitures, le parfait cliché ?
Ben ça c’est l’homme en général. Pas besoin d’être rappeur pour aimer les femmes et les grosses voitures. Comme nous rappeurs, on fait des clips donc quelque chose de visuel, on montre ce qu’on aime. Un tennisman qui roule en Ferrari, il ne montre pas à la télé ce qu’il aime, il le vit c’est tout. Nous on le vit, mais en plus on montre comment on vit parce qu’on fait des clips

Mais n’est-ce pas tourner en rond que de toujours montrer les mêmes choses ?
Mais la vie, c’est ça, ça tourne en rond. C’est comme la planète. Tu te lèves le matin tu vas au boulot, tu te couches, tu te lèves, tu vas au boulot… ben moi c’est pareil je montre ce que j’aime à chaque fois dans mes clips. J’aime les belles femmes et les belles voitures, je suis sûr que même un mec qui n’aime pas le rap va kiffer regarder un clip de rap avec de belles meufs.

Donc vous cautionnez à fond le cliché
Mais c’est marrant parce qu’il n’y a qu’en France qu’on se pose ce genre de question. Aux Etats-Unis, c’est normal. A la limite, s’il n’y a pas de voiture dans ton clip, on va te dire : “elle est où la caisse ?” Moi je n’ai aucun problème avec ça. Il y a quoi dans les clips de variétés françaises, on ne sait pas alors que nous, au moins, tu sais ce qu’il y a dans nos clips. Ça dérange certains parce que c’est peut-être arrogant et agressif la façon dont on le fait mais bon… il y en a beaucoup qui kiffent voir de belles meufs dans nos clips.

Avez-vous senti le regard des femmes changer sur vous ?
Ben dès que tu as du succès forcément…

Et comment avez-vous réagi par rapport à ça ?
(Il sourit). Ben moi plus j’ai du succès avec les meufs et plus je suis content. Après le plus dur c’est de trouver la femme de ta vie et de connaître les intentions de celles qui te tourne autour. Mais normalement, si tu n’es pas un imbécile, tu vois lorsqu’une meuf n’est là que par intérêt. C’est simple : si tu ne lui donnes rien et qu’elle reste, c’est bon ! C’est ça la technique.

Récemment, nous recevions 50 cent à la rédaction de Metro. Il nous a dit que le seul rappeur français qu’il connaissait c’était vous…
Oui on se connaît vite fait, on s’est déjà rencontré sur Paris. On a même fait un son ensemble, mais il n’est pas sorti. Il devait être sur la réédition de son album massacre, je crois, mais finalement il n’a pas sorti de version européenne.

Il pourrait sortir un jour où l’autre ?
Peut-être ! En tout cas, le morceau, il est là. Je voulais le mettre sur ma mix tape mais pour une histoire de droit et d’autorisation, ça n’a pas pu se faire. Ça prenait trop de temps.

Ça vous flatte que vous soyez le seul qu’il connaisse ?
Je ne me sens pas flatté, mais ça fait toujours plaisir. C’est surtout bien pour le rap français, comme ça, il sait que ça existe et qu’il y a du monde qui en fait, mais moi, ça ne me fait pas monter au plafond (sic).

On vous parle encore de cet épisode d’Urban peace II (il avait lancé une bouteille de whisky en direction d’un homme du public) ?
Ouais, tout le temps. Imagines toi sur une avenue avec 50 mecs d’un côté et 50 mecs de l’autre, tu passes au milieu et l’on te fait des doigts, on t’insulte et l’on te crache dessus. Tu vas faire combien de mètres avant de frapper quelqu’un ? Il y a bien un moment où tu vas péter un câble ou alors tu es Jésus-Christ.

Mais la réussite, ça ne rend pas plus zen ?
C’est humain. Comment tu peux être zen quand tu es insulté ? Moi je ne fais pas de yoga en tout cas, je fais de la boxe thaï. Je suis un être humain, tu me casses les couilles je te rentre dedans au bout d’un moment.

Après la musique, vous vous êtes attaqué aux vêtements en développant votre marque “Unkut”, quel est votre prochain projet ?
J’ai des projets de cinéma, mais rien de très concret encore. On m’a déjà proposé des scénarios, mais ça ne me plaisait pas.

Dans l’idéale que serait le rôle qui vous plairait ?
J’aimerais bien jouer dans un film d’action, pas forcément un film de gangsters mais un film à la “Snatch”, “Arnaque crime et botanique” ou même à la “Heat”. Quelque chose d’intense genre “36 quais des orfèvres”… je ne l’ai pas vu, mais il paraît qu’il est bien. (Il rigole.)

En 2006, le rapt de votre frère et de votre mère, a-t-il changé votre vie ?
Non. On n’a pas déménagé. Ils peuvent revenir, on est là.

Ça ne vous a pas fait bizarre de faire appel à la police ?
Ben là tu n’as pas le choix. Comment tu les retrouves les mecs. Comment tu peux prendre le risque de perdre du temps, tu ne sais pas qui tu as en face. Tu ne sais pas si ce sont des mecs dangereux, tu ne sais pas s’ils ne lui ont pas coupé un doigt… Tu ne prends pas de risque quand c’est comme ça.

Vous n’avez pas été tenté de retrouver seuls les auteurs du kidnapping ?
Moi, j’ai déjà fait de la prison. Si tu veux faire un règlement de compte, c’est sûr déjà que tu finis en prison et tu n’es pas sûr de retrouver ta mère. Parce que si j’y vais avec des armes et avec une équipe, c’est mort parce que tout se passe par téléphone… En plus au procès tu prends, tu prends… Si j’y vais armé, le mec c’est sûr que je vais lui tirer dessus qu’il me rende ma mère ou non ou peut-être que ça sera lui donc tu ne prends pas de risques… C’est pas le far-west.

C’est marrant d’avoir recours à la police quand les jeunes des banlieues passent leur temps à l’insulter…
Mais quand on insulte la police, c’est la police de proximité. C’est à elle qu’on a affaire en banlieue. Les inspecteurs, les commissaires ce sont des gens cultivés ce n’est pas comme les mecs de la Bac qui viennent du sud pour certains qui t’arrêtent, qui ne savent pas discuter et qui n’ont aucun tact. Les mecs qui montent sur de grosses enquêtes, qui serrent les gros voyous etc. En banlieue, on n’a pas affaire à eux. Il y a même du respect entre les voyous et les flics comme ça.

Du respect ?
Ben ouais, si tu es un gros dealer ou un braqueur par exemple, le keuf d’en face, il fait son travail. Toi, tu fais ton taf et lui aussi. Comme dans “Heat” quand les deux héros discutent. Chacun fait son job, maintenant s’il t’attrape, il a gagné sur toi. Avec eux c’est le jeu du chat et de la souris… mais ceux qui te pètent les couilles c’est ceux qui te connaissent, qui vont te contrôler alors qu’ils savent parfaitement qui tu es. Ils vont te demander tes papiers, ils vont te dire écarte les jambes, ils te palpent, ils ne te disent pas bonjour, ils te disent ferme ta gueule. Bref, c’est d’eux dont on parle, c’est eux qui se font caillasser.

Mais ça n’empêche qu’on a besoin de la police…
La preuve, j’ai eu besoin d’eux donc…Bien sûr qu’il en faut pour arrêter les violeurs, les pédophiles, les mecs qui frappent les meufs, etc. Je ne suis pas anti-keuf et nique la police. C’est vrai, c’est dit brut, comme ça, mais ce n’est pas toute la police. En fait c’est nique la police de proximité. Attends, t’imagines s’il n’y avait pas de police ? Ça serait le far-west.

Vous n’utilisez quasiment jamais de thèmes dans vos chansons…
Ouais parce j’écris spontanément. Quand j’écris, je ne le fais pas comme-ci c’était un devoir de classe. Mes sons ne sont pas des rédactions. Maintenant, ça m’arrive rarement mais parfois quand même d’avoir un thème. Par exemple quand j’ai écris “La lettre” où je parle de la prison etc.

Et que pensez-vous des rappeurs qui utilisent le thème (comme Diam’s ou Sinik par exemple)?
Tour d’abord, je ne critique pas ces gens-là. Mais ceux qui le font la plupart c’est parce qu’ils écrivent un album pour le public. Genre : “qu’est ce qui pourrait plaire à mon public, etc.” Moi avant tout je cherche ce qui pourrait me plaire à moi (sic), qu’est que moi j’aimerais écouter ? Je me place en tant qu’auditeur : qu’est ce qui me ferait kiffer ? Ces rappeurs, généralement, ils parlent avec leur directeur artistique qui leur dit : ” ben ça serait bien que tu abordes ça ; non aujourd’hui ce n’est pas ça, il vaudrait mieux parler de ça, etc.” Moi je ne travaille pas comme ça car déjà, ça me casse les couilles, je n’aime pas les rédactions et j’ai l’impression d’être emprisonné. Si j’ai un thème précis, je suis obligé de me censurer et rien que ça, ça me bloque. Mais je vais vous dire de toute façon, en rap américain, il n’y a pas beaucoup de thèmes. C’est très français d’avoir un thème.

Très français ?
Ben oui, sur les albums de rap français, tu lis le titre du morceau avant de l’écouter et tu as déjà presque tout compris ! Certains de ces rappeurs vont même t’inventer une histoire ou te raconter la vie de leur voisin. Moi aussi, je suis capable de faire ça, mais bon ce n’est pas mon délire (sic). Ça m’avance à quoi moi ? Personnellement, je ne kiffe pas… Regarde “Sept à huit” ou les infos pour ça, enfin, bref ! Les plus grands rappeurs: Notorious Big, Tupac, ce n’était pas des rappeurs à thèmes donc…

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